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ONZE CHEFS D'ETAT A L'INVESTITURE DU PRESIDENT ATT

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Ils étaient onze chefs d'Etat africains à assister, samedi 8 juin 2002 au Palais des congrès de Bamako, à l'investiture du 2e président de la IIIe République du Mali, Amadou Toumani Touré. Rarement un Etat a eu droit à une telle marque de sympathie et de respect à l'occasion de l'installation officielle de son président. Mais alors quelle marque d'estime ! Ailleurs, trois voire deux chefs d'Etat étranger suffisent pour faire savoir que la communauté internationale partage le choix du peuple souverain à l'occasion d'une investiture. Ici dès le vendredi 7 juin 2002, l'aéroport de Bamako-Sénou a été le théâtre d'un incessant ballet diplomatique.

El hadj Oumar Bongo (Gabon), Lassana Conté (Guinée-Conakry), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Me Abdoulaye Wade (Sénégal), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Ange-Félix Patassé (Centrafrique), Joseph Kabila (République démocratique du Congo), Maaouya Sid'Ahmed Ould Taya (Mauritanie), Idriss Déby (Tchad), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Tanja Mamadou (Niger) y ont débarqué. Il manquait peu de chefs d'Etat africains qui comptent pour tenir un sommet de l'Union africaine.

Dans son discours d'investiture, ATT a exposé sa "vision de l'avenir du Mali". Cette vision n'est autre que "celle d'un pays réconcilié avec lui-même, uni et démocratique, fièrement enraciné dans sa riche culture millénaire". Il préconise "une société productive et solidaire, résolument tournée vers le progrès et la paix, ouverte sur l'Afrique et le monde". Les Maliens de l'extérieur occupent une place de choix parmi les préoccupations du nouveau président de la République. "Je suis convaincu qu'un rôle plus actif dévolu aux Maliens de l'extérieur pourrait générer des retombées économiques, politiques, sociales et culturelles", souligne-t-il. Pour ATT, la pléthore de partis politiques, au lieu d'être une force, est devenue le talon d'Achille de notre démocratie. Il promet d'œuvrer à l'instaurer "un climat politique et serein", en organisant des "élections crédibles".

Le nouveau président a marqué la rupture avec l'ère Alpha Oumar Konaré en évoquant publiquement, dans son hommage à ses prédécesseurs, le nom de l'ancien président de la République, le général Moussa Traoré. En citant Modibo Kéita, Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré, ATT a sans doute le souci de donner le ton de la réconciliation : se posant en rassembleur. Son volontarisme dans les efforts de rassembler les Maliens autour de lui ne fait l'ombre d'aucun doute. A ses débuts à Koulouba, Alpha aussi avait montré du même volontarisme dans la recherche du rassemblement de toutes les forces politiques. L'expérience a montré que les forces antagoniques sont difficilement conciliables.

ELECTION DU PRESIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DU MALI

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Jeamille Bittar succède à Mamadou Lamine Tounkara à la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM). Le vote qui s'est déroulé dimanche 15 décembre 2002 au Palais des congrès a donné 111 voix pour le candidat élu contre 87 pour Mamadou Lamine Tounkara. Les deux autres candidats en lice, Bakary Dossolo Traoré et Mamadou Baba Sylla ont eu respectivement 28 et 12 voix.

La désignation du bureau de l'assemblée consulaire de la CCIM se fait par vote au bulletin secret. Ce sont les grands électeurs, qui ne sont autres que les 120 membres titulaires et les 120 membres suppléants, soient 240 membres des chambres consulaires qui élisent le président du bureau, les vice-présidents et le trésorier général.

Selon le décompte fait par le présidium, sur les 240 électeurs, 238 ont voté contre deux abstentions des régions de Sikasso et Kayes. Le vote proprement dit a commencé par l'identification des électeurs sous la supervision de la directrice nationale du commerce et de la concurrence, Mme Sangaré Niamato Ba. Le haut-commissaire du district, le colonel Ismaïla Cissé, veillait quant à lui au déroulement normal des opérations qui ont duré de 10 h 30 à 14 h 30. Le présidium du scrutin était présidé par le plus âgé des votants, El hadj Ibrahima Diakité de la Délégation de Ségou. Le secrétariat était assuré par Zoumana Diakité du district de Bamako.

Le scrutin a été émaillé d'incidents à cause de l'absence de bulletins de vote imprimés des candidats. Bakary Dossolo Traoré avait demandé de remplacer le système de bulletin par des feuilles simples pour qu'ils aillent à égalité de chance. Cette idée a été vite rejetée par le président de séance pour la simple raison que les deux autres candidats avaient confectionné leurs bulletins.

PREMIERE CONVENTION DE L'ADEMA

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La grande salle du Palais des congrès a refusé du monde le samedi 5 janvier 2002, lors de la cérémonie d'ouverture de la première convention nationale de l'Adema. Première du genre, même les militants sincères en redoutaient l'issue. A l'ouverture d'ailleurs, le président du parti, Dioncounda Traoré, a rappelé que la convention a été voulue par le peuple Adema. "Il y a eu peut-être des propos malheureux, des actes excessifs, mais, demain, rien de tout cela ne devrait subsister. Il faudrait les considérer comme des propos de campagne.

Après la cérémonie d'ouverture, les invités ont été priés de laisser les militants entre eux. Le verdict tombera tard dans la nuit : sur les 456 délégués inscrits, il y a eu 422 votants, dont 401 suffrages exprimés et 21 bulletins nuls. Soumaïla Cissé a obtenu 221 voix et Soumeylou Boubèye Maïga, 180. C'est donc M. Cissé qui défendra les couleurs du parti, comme le dira demain à la cérémonie d'investiture le rapport de l'assemblée. A la convention, ce sont 55 sections de l'intérieur et 23 de l'extérieur qui ont fait le déplacement de Bamako.

RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX

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Le Barreau fait la morale à tout le monde

Le thème retenu pour la rentrée des cours et tribunaux de l'année judiciaire 2002/2003 était "l'exécution des décisions de justice". Pour Mme le bâtonnier, ce thème pose le problème de la valeur du jugement, des rapports entre la justice et l' exécutif. La justice, à son avis, doit être un "bien commun, mieux, un bien public, accessible de la même manière et aux mêmes conditions à tous et capable d'assurer l'égalité de tous devant la loi".

Mais la justice malienne, à en croire Mme le bâtonnier, est loin de cet idéal. Selon elle, la justice est devenu un instrument de désordre. Elle a ajouté que tout cela se passe au moment où les juges n'ont jamais été aussi bien payés. Appelant la justice à balayer devant sa propre porte, elle fait remarquer qu'elle est la seule sur qui "le glaive ne tombe pas". Attirant l'attention des juges sur les dangers de leur "indépendance de tout sauf de l'argent sale", elle a souligné qu'il est "plus facile de juger sous les applaudissements que sous les sifflets". Mme le bâtonnier s'est ensuite tournée vers le pouvoir politique, lui rappelant que "malgré sa volonté de plaire, il ne cesse de faire des victimes au détour des engagements et des désengagements de l'Etat". Elle a montré du doigt un paradoxe : "le juge est le fonctionnaire le mieux payé aujourd'hui alors que l'Etat ne met pas 1 % de son budget dans le fonctionnement de la justice". Les tribunaux administratifs, a-t-elle critiqué, ne fonctionnent pas depuis 2 ans, laissant l'administration injugée, au grand dam des administrés.

 

 
 
Réa. Net-Génération-Mali / CAKS CONSULTING