Archives du C.I.C.B. / Evènements

 

INSTITUTIONS DE BRETTON WOODS-ETATS AFRICAINS

La suite en images

A l'issue de leur séjour et au terme de deux sommets (sur le développement de l'Afrique dans le nouveau Millénaire et avec les chefs d'Etats de l'Afrique de l'Ouest et du Centre). MM. K¨öller (directeur général du FMI) et James Wolfenshon (président de la Banque mondiale) se sont dit satisfaits. La série de réunions portait sur les questions de dette, de lutte contre la pauvreté, de Sida, de santé, d'éducation...

Pour M. Wolfenshon, "le sommet sur le développement de l'Afrique est un programme exhaustif pour l'Afrique. Son objectif est louable". Mais, le plan proposé par les présidents Alpha Oumar Konaré (Mali), Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Abdelaziz Bouteflika (Algérie) est le premier jet d'un document qui va être enrichi par les autres chefs d'Etat auquels il sera soumis.

PAS QUESTION DE PASSER LA DETTE PAR "PERTE ET PROFIT "

"C'est un plan élaboré par les Africains. Tous les aspects ont été peaufinés. Si une chose est claire, c'est qu'il y a une orientation bien définie. L'avantage de la rencontre de Bamako, c'est que les chefs d'Etat reconnaissent leur responsabilité dans les conflits qui minent l'Afrique et ils s'engagent à lutter contre la corruption", a ajouté le directeur général du FMI, qui pense que leur crédibilité est au prix de ces engagements pris. Pour Horst Köller, il est nécessaire que les Etats africains aient accès au marché international. Au passage, il a salué l'initiative des pays développés de relever de 100 milliards de dollards le niveau de leur aide aux pays sous-développés à l'horizon 2015.

M. Wolfenshon, réagissant à la proposition de Bongo qui demandait que la dette africaine soit passer par "perte et profit", a dit que cela n'est pas possible : "Nous avons des actionnaires qui ont investi leur argent". Or, pour eux, les choses commencent par changer en Afrique .

28e CONSEIL DES MINISTRES DE L'OCI

La suite en images

Le Premier ministre Mandé Sidibé a procédé le 25 juin 2001 au Palais des congrès la cérémonie d'ouverture de la 28e Conférence des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). A cette occasion il a dépeint l'environnement dans lequel évolue l'organisation. "Le monde islamique est sécoué par des crises économiques que beaucoup d'Etats membres connaissent", a-t-il dit. Son tableau n'est pas des plus reluisants : "Il y a l'accroissement de la pauvreté, la fracture sociale. Au Proche-Orient, la situation se durcit". Par la même occasion, il en a appelé à la oumah islamique pour plus d'implication dans la résolution des crises. "L'Intifada doit aboutir à la liberté de la Palestine. Une Palestine libre qui doit coopérer avec Israël. Tel est notre voeux, tels sont nos espoirs".

Pour le Premier ministre malien, les pays africains qui ont des problèmes doivent accepter la main tendue des autres frères en religion, car " la oumah est une famille qui doit se doter d'un mécanisme de prévention et règlement des conflits". Le désarmement et le terrorisme, la dette et le dialogue nord/sud seront des thèmes qu'il a abordés dans son intervention faite au non du président de la République. "Il nous faut épargner le monde de la course au nucléaire, la prolifération des armes légère et de petits calibres. Nous devons ratifier la Convention de Rome qui crée la Cour pénale internationale. Notre organisation doit se soucier des conséquences des sanctions sur les peuples, car il ne faut pas que les sanctions soient des punitions collectives".

PENSER AUX PAUVRES

En parlant de dette, Mandé Sidibé demandera aux musulmans de prendre des initiatives dans le domaine de la réduction de la pauvreté. Pour que l' OCI garde sa spécificité, il a souhaité que les Etats membres s'engagent pour une mondialisation à visage humain. Pour ce faire, il faut que le pétrole, dans ces moments de hause, épargne les économies faibles ce qui est dans les moyens des producteurs qui sont pour la plupart membres de l'OCI.

A sa suite, les représentants du groupe africain, du groupe arabe et du groupe asiatique interviendront en affirmant leur intérêt pour la rencontre et pour les thèmes qui y seront abordés, à savoir la paix et question de la Palestine. Des banderoles dans la salle affirmaient d'ailleurs le soutien des musulmans à l'Intifada

Pour le secrétaire général de l'OCI, Dr. Abdel Wahed, "la oumah islamique est dans une situation de déliquescence et de division". Il poursuivra en ces termes : "Au moment où l'Occident s'unit en un bloc économique qui impose sa puissance, le monde musulman est divisé. L'Occident a mis en place un système économique fort qui succède au pouvoir militaire qui avait cours du temps de la Guerre froide". Il terminera sur une forte interpellation : "Les musulmans peuvent-ils se satisfaire de la situation Irak-Koweït, de l'embargo contre des pays comme Irak, l'Iran, le Soudan ou la Libye ?"

PREMIER FORUM SUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITES

La suite en images

Le premier Forum africain sur le renforcement des capacités a pris fin le mercredi 24 octobre 2001 au Palais des congrès de Bamako par l'adoption de l'avant-projet de la "Déclaration de Bamako" et des résolutions. Ces documents seront soumis au prochain sommet des chefs d'Etat de l'OUA. Aussitôt après, s'est ouvert le sommet des leaders sur le renforcement des capacités en Afrique. Ce sommet a réuni autour du président Konaré, les chefs d'Etat du Gabon (Oumar Bongo), du Sénégal, Abdoulaye Wade et de la Sierra Leone. D'autres pays comme la Namibie, le Burkina-faso, le Niger étaient représentés par leurs Premier ministre. Plusieurs discours ont marqué cette cérémonie, car, en plus de ces chefs d'Etat, d'autre institutions étaient représentés à un haut niveau. Il s'agit d'institutions africaines et internationales. C'est au total plus d'une dizaines de discours qui ont été prononcés. Le premier à prendre la parole a été le président Konaré. Pour lui, le développement du continent ne pourrait être que l'oeuvre des fils du continent. "Nous avons bénéficié de beaucoup d'assistance technique, mais, nous n'avons pas pu nous approprier d'une vision africaine du développement", dit-il. Il pense que la qualité des ressources humaines est indispensable pour nous développer et " libérer des approches dogmatique". Si la bataille de l'éducation n'est pas gagnée, nous auront perdu la lutte contre la pauvreté". Il ajoute également le renforcement des capacités passe par la reforme du secteur publics. Mais,pour lui, les niveaux actuels de salaire, " il est difficile de freiner la fuite des cerveaux". A sa suite, le président Wade qui s' exprimera dans un discours improvisé et au nom de ses confrères invités, expliquera le contenu du " nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique" adopté à Abuja. Selon lui, ce document fixa quelques priorités qui sont: les infrastructures, l'éducation, la santé, l'agriculture et les nouvelles techniques de l'information et de la communication.

.

LES RESOLUTIONS

Le Forum sur le renforcement des capacités en Afrique a décidé de proclamer la décennie 2002-2011 "décennie du renforcement des capacités en Afrique". C'est la principale décision que l'on peut lire dans le projet de résolution à soumettre à l'OUA. Pour ce faire, le conseil des ministres devra annuellement, évaluer les progrès réalisés dans le domaine. En plus, dans une déclaration dite de Bamako, les 400 délégués ont demandé que chaque pays intensifie ses efforts en vue de mobiliser davantage de ressources nationales pour l'éducation et la dissémination de la connaissance. Les pays devraient par ailleurs " développer leurs propres compétance humaines nationales et institutions au plan national, afin de pouvoir protéger les intérêts de l'Afrique". L'ACBF,organisatrice de la rencontre, a reçu mandat de mettre en oeuvre et de suivre les interventions cohérentes de renforcement des capacités sur une base durable.

.

VISION 2010 DECLARATION DE BAMAKO

La suite en images

Une plate-forme d'actions communes visant à réduire de façon significative la mortalité maternelle d'ici l'an 2010 ; voilà ce qu'on peut dire de la déclaration de Bamako issue du forum "Vision 2010" qui s'est tenu les 7 et 8 mai 2001 au palais des congrès sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique de l'ouest et du centre, sous la présidence de Mme Adam Bâ Konaré, épouse du chef de l'Etat et présidente de la fondation partage.

Mais ces actions peuvent être réparties en quatre groupes: la politique sanitaire, le leadership des premières dames, la politique partenariale et l'engagement politique.

POLITIQUE SANITAIRE

Il est demandé, pour garantir une grossesse et une maternité sans risque, une assistance compétente durant la grossesse et l'accouchement particulièrement dans les régions rurales reculées. Concernant les réformes actuelles du secteur de santé, le forum recommande de saisir cette opportunité pour améliorer les services de santé pour les couches vulnérables que sont les femmes et les Enfants. La formation et le recyclage des personnels de santé en adéquation avec les besoins, la mise en place des systèmes fonctionnels d'orientation recours, avec la communication adéquate, l'implication dès le départ des familles, des communautés et des partenaires dans toutes les décisions relatives à la santé de la mère et de l'enfant sont également recommandés.

Le Leadership des premières dames

Pour poser les jalons d'une réduction significative de la mortalité maternelle et néonatale, les premières dames du Bénin, du Burkina-faso, de la Guinée-conakry, du Mali, du Nigeria et du Sénégal se sont engagées à appuyer les actions mettant l'accent sur la santé familiale et les soins obstétricaux d'urgence. De plus, elles n'ont pas manqué de souligner leurs déterminations à faire le plaidoyer pour l'affectation des ressources financières et humaines pour le soins obstétricaux d'urgence; à susciter dans leurs pays un environnement propice à l'émergence d'un partenariat dynamique; à intégrer la réduction, la mortalité maternelle et néonatale dans la stratégie globale de réduction de la pauvreté; à améliorer le niveau d'alphabétisation en l'occurrence des femmes; à assurer la participation des adolescentes et adolescents à une vie reproductive responsable; à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant..

POLITIQUE ET PARTENARIALE .

Bien que reconnaissant l'engagement des partenaires au développement à réduire la mortalité maternelle et néonatale, a requis l'émergence d'un partenariat dynamique (Etat,société civile,communauté,personnes de bonne volonté) dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.

L'ENGAGEMENT POLITIQUE

La réalisation de la vision 2010 n'est possible sans l'implication des décideurs .C'est pourquoi ,il a été souhaité une implication directe et concrète de leurs époux,l es chefs d'Etat des parlementaires, des pouvoir publics ,des gouvernements ,des organisations internationales et non gouvernementales. Aussi, il a été sollicité, l'instauration d'une journée africaine de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Tout comme il a été demandé au gouvernement du Mali de présenter la Déclaration de Bamako à la conférence panafricaine du Caire(28-31 mai 2001) à l'initiative de l'OUA, dans le cadre de la préparation de la plate-forme africaine pour la session extraordinaire des Nations unies pour les enfants de septembre 2001. Rappelons que lors de la clôture du forum une motion spéciale de rémerciments adressé au président de la République du Mali et du peuple Malien, a été lue par Marguerite Kérékou, la prémière Dame du Bénin. Motion dans laquelle les premières Dames présentes à Bamako expriment toute leur gratitude à Alpha Oumar Konaré et au peuple Malien pour toute la sollititude elles ont été d'urant leur séjour. Une autre adressée à Mme Adam Bâ Konaré à été lue par Yacouba Gassama, ministre des Affaires sociales de la Gambie. Dans cette motion, les ministres de la santé expriment leur déférente et filiale gratitude a l'épouse du chef de l' Etat pour ses efforts en faveur de la promotion de la santé de la mère et de l'enfants .Celle-ci, dans son discours a avant de clore le forum régional ,fondé un espoir. Celui que vision 2010 permette a nos pays d'engager des actions concrètes et efficaces pour assurer une grossesse sûre et contribuer ainsi à l' amélioration de la santé de la mère de l'enfant.

OBSEQUES DE MAITRE DEMBA DIALLO

La suite en images

Maître Demba repose désormais auprès de sa mère qu'il a à peine connue. Ces obsèques ont mobilisé tout le pays dimanche 10 juin 2001c'était au palais des congrès. La veille, samedi, la dépouille mortelle était arrivée de la France ou notre médiateur de la République s'est éteint. A l'Aéroport, le barreau au grand complet avait fait le déplacement en compagnie de la famille et des membres du gouvernement. Un hommage lui a été rendu par tous ceux qui l'ont connu et aimé. Le corps a été conduit au palais des congrès ou les proches, collaborateurs et ceux qui l'ont côtoyé de sont vivant ont pu s'incliner sur sa dépouille.

Le lendemain donc, les funérailles ont eu lieu en présence du président de la république et de son épouse. Le président Alpha Oumar Konaré qui a prononcé l'oraison funèbre a retracé son parcours depuis son Koulikoro natal.

"Nous n'entendrons plus les 'ça goloba', mais les actes que tu as posé continueront à éclairer nos chemins".

Après l'oraison funèbre, les marabout feront prier sur le corps. Le cortège funèbre se dirigera alors vers le cimetière de Niarela ou repose désormais maître Demba. Après une vie bien remplie.

 
 
Réa. Net-Génération-Mali / CAKS CONSULTING