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5e CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT DE LA CEDEAO ET DE L'UEMOA AU PALAIS DES CONGRES DE BAMAK O

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A L'ouverture du sommet des chefs d'Etat de la Cédéao, le président Alpha oumar Konaré a prononcé un discours qui ne passe aucun sujet sous silence. S'il met l'accent sur la recherche de la paix, il pense également que les questions de santé, de trafic des enfants... doivent constituer des priorités." Il n'y a pas de perspectives pour l'Afrique sans intégration. Il n'y a pas d'avenir pour aucune communauté régionale sans   l'Union africaine    ", a-t-il dit. C'est le 11 juillet 2000 à Lomé qu'a été signé le traité l'Union    africaine. Si   notre   pays a été le premier à le ratifier, à ce jour ils ont 27 pays à l'avoir fait. "Répondre à l'appel de nos peuples, c'est aller au-delà de la signature du traité et accélérer le processus de ratification par nos parlements respectifs afin de rendre viable et crédible l'union tant recherchée, objet de cette quête", a-t-il fait valoir.

 

BAMAKO 2000 LE SUD ET LES NTIC

C'est du 21au 26 février 2000 que le Palais des congrès de Bamako a abrité la grande messe internationale sur Internet "Bamako 2000". Au total, 10 ateliers ont travaillé sur 10 thèmes lors de Bamako 2000, "les passerelles du développement". Selon Mme Lanson de la fondation genevoise "la Fondation du devenir", cette rencontre dont le décompte des participants s'est arrêté à 1300 (il y en avait plus en réalité), a enregistré 48 pays participants. Pour elle, la rencontre a innové sur deux plans : elle a d'abord permis un partage d'expérience entre le Nord et le Sud et a rassemblé de nombreux acteurs.

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La communication qui a cependant marqué la cérémonie de clôture est celle du président Alpha Oumar Konaré. En présence du président Tandja Mamadou du Niger et de Guy Olivier Segond de la Suisse, il a laissé éclater ses convictions. Conviction qui, du reste, était très souvent partagée par des participants si l'on en juge par les ovations qui ont ponctué ce discours,   presqu'entièrement improvisé. "Si nous plaçons tant d'espoir dans l'appropriation des Ntic, c'est parce qu'elles pourraient à terme régler un certain nombre de ces questions. Mais, à mon sens, le premier des mérites de ces   technologies à grand débit, c'est cette capacité jamais atteinte de relayer l'information sur toute la surface du globe. Relayer l'information, c'est-à-dire donner en temps réel par l'image, le son et l'écriture, le reflet le plus positif d'une culture ou d'une situation donnée".

En parlant des possibilités de connexion pour le Mali ,il ajoutera : "Cette question de l'accès aux Ntic constitue l'une des toiles de fond de Bamako 2000. Nous ne serions pas si engagés dans cette nouvelle conquête si nous n'étions pas convaincus qu'elle est d'abord profitable au plus grand nombre".

.A l'issue de la rencontre, les participants ont adopté une série de recommandations qui reflètent les travaux en ateliers.

 

 

SYMPOSIUM    INTERNATIONAL

L'espace    francophone jauge le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés

C'est du 1er au 3 novembre 2000 que le Palais des congrès de Bamako a abrité le symposium internatonal intitulé : "le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace de la francophonie". Le rendez-vous de Bamako a été marqué par l'adoption   d'une déclaration accompagnée d'un programme d'action pour sa mise en oeuvre.

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La Déclaration de Bamako, adoptée à l'issue des travaux qui ont duré trois jours, s'inscrit dans la quête   de la démocratie en tant que processus jamais conquis. Elle devient du coup une sorte de garde-fou aux pratiques qui vont à l'encontre de la démocratie et de l'Etat   de droit. La Déclaration se fonde sur les dispositions de la charte de la Francophonie dont les objectifs prioritaires sont : l'aide à l'instauration et au développement, de la   démocratie, la prévention des conflits et le soutien à l'Etat de droit. Aussi dresse-t-elle le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace francophone au   cours de ces dix dernières années. Sur ce plan, il fait mention d'acquis indéniables tels que : la consécration constitutionnelle des droits de l'Homme, la mise en place   des institutions de la démocratie et de l'Etat de droit. L'existence de contre-pouvoirs, le progrès dans l'instauration du multipartisme dans nombre de pays francophones et dans la tenue d'élections libres, fiables et transparentes, la contribution de l'opposition dans le fonctionnement démocratique, la promotion de la démocratie locale par la décentralisation.

L'arbre ne doit pas cependant   cacher la forêt. Le même   bilan présente des insuffisances et des échecs comme ont peut s'en douter. Les constats en la matière font état de récurrence   de conflits, d'interruption de processus démocratiques, de génocides et de massacres, de violations graves des droits de l'Homme, de persistance de comportements freinant le développement d'une culture démocratique, entre autres.

La Déclaration a la particularité   de confirmer son adhésion à des principes fondamentaux de la démocratie et de l'Etat de droit. Les deux concepts proclamés rendent indissociables Francophonie   et démocratie. Cette dernière se voit préserver par la condamnation des coups d'Etat   et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal. La consolidation de cette démocratie doit passer par le respect scrupuleux des droits c ivils, politiques, économiques, sociaux et culturels, etc.

Des engagements ont été   pris pour l'application des dispositions prises. Les engagements vont en faveur d e la consolidation de l'Etat de droit, la tenue d'élections libres fiables et   transparentes, une vie politique apaisée, la promotion d'une culture démocratique intériorisée et le plein respect des droit de l'Homme. Pour ce faire, la Francophonie entend intensifier   la coopération avec les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de démocratiser des relations internationales et soutenir dans ce cadre les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie.

Dans le même ordre d'idée,   le mécanisme de concertation et dialogue permanents avec les organisations internationales non gouvernementales reconnues par la francophonie surtout celle oeuvrant dans le domaine de la démocraties et des droit de l'Homme sera renforcé.

  La Déclaration de Bamako ne s'est pas contentée d'adhérer aux principes des pratiques démocratiques et du respect des libertés et droits. Des procédures sont mises   en oeuvre et sont suivies dans l'espace francophone. Primo : le secrétaire général   d l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) sera en permanence tenue informée de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace francophone. Une structure appelée "Délégation à la démocratie et aux droits de l'Homme"   sera chargée de   l'obsevation du respect de la démocratie des droits de l'Homme dans les pays membres de la Francophonie. De même une évaluation permanente des   pratiques, des droits et des libertés sera conduite à des fins de prévention.

Le projet de programme   annexé à la Déclaration de Bamako est un énoncé d'intentions visant à concrétiser les différentes propositions dans la même Déclaration. Le secrétaire   général de l'OIF, Boutros Boutros-Ghali, a émis le souhait de se donner les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre la déclaration qui en est issue.

Le symposium, selon lui,   s'est déroulé dans une atmosphère inédite, car, "c'est la première foi que Etats, gouvernements, parlementaires, maires, experts, universitaires, représentants de la société civile et représentants des organisations internationales se retrouvent autour d'une même table au service de démocratie"

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CELEBRATION   DU 8 MARS 2000

UN ORPHELIN DU SIDA ARRACHE   DES LARMES AU PUBLIC

Je ne connais pas la joie d'être choyé,   la joie de manger à ma faim, de me vêtir correctement. Qui va   payer ma cotisation   scolaire?. Sortis de la bouche d'un enfant qui a perdu ses parents   du fait du sida, ces mots pathétiques ont arraché des larmes au public qui assistait mercredi matin au palais des congrès à la cérémonie de célébration du 8 mars, journée internationale de la femme. Ce jeune orphelin fait partie d'une troupe qui   a lancé un appel à la solidarité au nom de l'association d'aide et de soutien aux veuves et orphelins du sida (AFAS).

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Cette association regro upant une quarantaine de femmes vivant avec le virus du sida a tenu la vedette au cours de la cérémonie présidée par l'épouse du chef de l'Etat, Mme Adam Bâ Konaré. Il ne pouvait   en être autrement. Car la pandémie du siècle est la pierre angulaire du thème   choisi par le gouvernement malien cette année pour célébrer le 8 mars : "Femme et Sida" . Ce thème s'impose dans la mesure où, a souligné la ministre de la   promotion de la femme, de l'enfant et de la famille, Mme Diarra Afoussatou Thiéro, la gent féminine est la plus vulnérable au sida .Dans notre pays, sur les 130 000 personnes vivant actuellement avec le virus du sida, 55% sont des femmes. Plus de 33 000 enfants sont orphélins à cause du sida.

En Afrique au sud du sahara,   la situatin est aussi alarmante . Sur les 34 millions de personnes vivant avec le virus   du sida à travers le monde,23 millions sont Africains du sud du sahara. Sur 10 enfants   atteints du sida, 9 sont   Africains.Il en est de même pour les femmes. Plus de 2500   meurent de cette maladie chaque jour. Au total, 16 millions de personnes ont déjà   péri du fait du sida à travers le monde. Le sida fait plus de victimes sur le continent   noir parce que les médicaments sont hors de portée des populations africaines qui végètent en majorité dans la misère. Le coùt mensuel de la trithérapie s'élève à 350 000 F CFA .

En l'abscence   de moyens permettant   de rendre la trithérapie plus accessible, la ministre Afoussatou Thiéro en a appelé à une plus grande solidarité autour des malades du sida. "Solidarité envers ces f emmes, ces hommes et ces enfants vivant avec le virus du sida dont la situation se précarise du fait que dans nos pays pauvres les traitements les plus efficaces sont   inaccéssibles",à plaider Mme Diarra. Pour elle, "la lutte contre le sida, au regard de   la situation actuelle, apparait de plus en plus comme une lutte pour la survie de la communauté nationale ou une lutte pour la préservation de son devenir collectif" .Elle a tracé un certain nombre de pistes pour la lutte contre le sida : informer sur la santé de la reproduction, impliquer les hommes dans les séances de sensibilisation et d'information des femmes, élever le niveau d'éducation des filles, etc...

L'association d'aide et de soutien aux veuves   et orphélins du sida (AFAS) n'a besoin que de l'aide pour développer et pérenniser ses actions. Ses membres font de la confection des poupées, sensibilisent   les    femmes dans les maternités sur les risques de transmission de la maladie d'une mère séropositive à son enfant. En somme, l'AFAS aide les malades du sida à   vivre décemment avec le virus du sida.

Dans l'élan de solidarité qui s'est   emparé de la salle comble, la quête était apparemment fructueuse. Cet élan de solidarité ne durera pas le temps d'une matinée si les larmes arrachées au   public par le petit orphelin ne sont pas des larmes de crocodile.

 

 

LANCEMENT   DU RAPPORT 2000 DU PNUD

Le lancement du Rapport   mondial intitulé "Droit de l'homme et developpement humain" a eu lieu le jeudi 13 juillet 2000 au Palais des congrès. Le développent (PNUD) a réussi un grand   coup médiatique en associant les présidents malien Alpha Oumar Konaré et botswanais Festus Mogoa à la cérémonie de lancement. Le Rapport 2000 du PNUD établit le   lien entre les droits de l'homme et le développement humain. "Les droits de   l'homme et développent humain partage l'objectif de garantir les libertés fondamentales. Les droits de l'homme expriment l'idée   audacieuse que les individus ont le droit   d'accéder à des dispositifs sociaux. Le développement humain, de sont côté, vise   à accroître les capacités humaines et à élargir les choix et les opportunités" ,affirme le PNUD dans sont rapport 2000. L'idée d'établir un lien entre   les droit de l'homme   et le développement est toute récente. " le développement humain intéressait les économistes,   les spécialistes en sciences politiques tandis que les droits de l'homme étaient l'affaire des juristes et des philosophes", écrit le PNUD.

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Le président Konaré s'est   étonné qu'on parle aujourd'hui de droits humains alors que le monde perd le sens de l'équité. Il a évoqué les difficultés de mobiliser des ressources financières pour   doter chaque village malien en maître d'école et connecter chaque commune à internet. "Cela coûte 25 millions de dollars. Ce n'est que la moitié de ce que nous   avons payé pour le service de la dette" a déclaré le président Konaré. Pour lui, l'initiative   en faveur des pays pauvres très endettés(PPTE) pour alléger la dette, est un fourre-tout. "Pour n'importe quel programme, ont nous dit qu'il faut aller au PPTE.Je   me demande souvent ce qu'il y a dedans".

Le président malien pense que la communauté internationale doit assumer ses responsabiltés   en donnant   des ressources aux africains pour qu'ils puissent apprendre à lire à écrire. A ses yeux,   le déséquilibre économique entre le Nord et le Sud est lourd de menace. "Si l'Afrique   est larguée,le monde entier sombrera avec elle", a prévenu le président Konaré pour qui le contrôle politique est nécessaire sur les institutions financières internationales afin de placer l'homme au centre de leurs préoccupations. Puisse   l 'homme",   a-t-il souhaité. Pour Zéphirin Diabré, le vice-   administrateur du PNUD,   l'homme et son développement doivent être les priorités des programmes économiques. Selon M. Diabaté, le continent noir est béni des Dieux mais trahi par ses   hommes. Les Etats sont plus prompts à emprisonner les esprits rebelles qu'a donner   aux populations les besoins les plus élémentaires .Il pense que la démocratie n'est pas importante pour la beauté des discours mais pour les moyens qu'elle apporte pour le développement humain. Le lancement du rapport a été marqué par un atelier de   réflexion sur les droits de l' homme et le développement humain. Il est    ressorti   de ces ateliers que le respect de ses deux principes est une condition incontournable à la renaissance de l'Afrique. Les participants on exigé que désormais   les dirigeants rendent compte de leur gestion devant les peuples.

 
 
Réa. Net-Génération-Mali / CAKS CONSULTING