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  6e CONFERENCE DES CHEFS D'ETATS DE LA CEN-SAD

Au cours du sommet, le président nigérien Mamadou Tanja a passé le relais à ATT.Celui-ci a souligné que "le Mali s'emploiera à renforcer la visibilité et la lisibilité des actions de la CEN-Sad".

Les rideaux sont tombés samedi sur les traveaux du 6e sommet des leaders et chefs d'Etats de la communauté des Etats sahelo-sahariens (CEN-SAD) . Sur les 16 chefs d'Etat, 14 ont fait le déplacement. Le président ivoirien Laurent Gbagbo, dont le pays vient d'accéder à la CEN-SAD, a pris part au sommet en qualité d'observateur.

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Ce sommet des chefs d'Etat qui s'est tenu après la 11è rÉunion du conseil exécutif de la communauté, a examiné outre les questions liées à l'eau, l'agriculture, celles relatives à la libre circulation des personnes et des biens, la défense et la sécurité.

Selon le président sortant, les Etats membres et le secrétariat général de la CEN-SAD doivent développer un partenariat avec l'organisation internationale des migrations, afin de mieux guider les pas de la CEN-SAD dans sa politique et programme d'insertion où de réinsertion socio-économique des migrants."Nous aurions atteint notre objectif de libre circulation des personnes et des biens si nos efforts aboutissaient à la pleine effectivité", a déclaré le président nigérien, qui s'est réjoui de l'entrée en vigueur de la convention des nations unis sur les droits des migrants.

Le mandat du président nigérien à la tête de la CEN-SAD a tourné autour de 4 axes principaux: la finalisation et l'adoption du projet de protocole sur la prévention; la gestion et le règlement des conflits; la concrétisation de la libre circulation des personnes; le droit de résidence et d'établissement; la poursuite des études en vue de la matérialisation des grands projets d'infrastructure et la promotion de la sécurité alimentaire.

La surprise du chef

Pour sa part, le président ATT, en prenant le flambeau de l'organisation, a déclaré que le Mali s'emploiera à renforcer la visibilité et la lisibilité des actions de la CEN-SAD . ATT a fait remarquer qu'au moment où certains pays de la CEN-SAD sont exportateurs de produits agricoles, la plupart cherche à gagner la bataille de la sécurité alimentaire.

Le président en exercice de la CEN-SAD a affirmé que l'ambition du Mali est de faire de l'office du Niger l'un des grands greniers de la CEN-SAD. En guise d'engagement, ATT a annoncé la mise à la disposition de la CEN-SAD   100 000 hectares de terre en zone office du Niger. Ces terres seront exploitables à la fois par les Etats de la communauté et les opérateurs économiques.

Le chef de l'Etat malien a exhorté ses pairs de la CEN-SAD à faire un pas supplémentaire vers l'ébauche d'une politique commune de défense et de sécurité afin de mieux anticiper et adopter les mécanismes à l'évolution des menaces. ATT a souhaité que la charte de sécurité et le règlement des conflits ainsi que la convention d'entraide en matière de sécurité soit l'outil pour la paix et la sécurité des Etats membres.

De son côté le frère guide de la révolution libyenne, le colonel Kadhafi a insisté sur le fait que les Etats membres se doivent d'être capables de résorber leurs differents sans l'intervention de la communauté et autres organisations internationales

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CEREMONIE D'IHNUMATION DE BAKARY KARAMBE

L'ancien secrétaire général de l'union des travailleurs du Mali a été porté en terre le dimanche 30 avril 2004. Son inhumation a été procédée d'une cérémonie d'hommage sur l'esplanade du palais des congrès et présidée par le chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré. Le président a élevé le défunt à la dignité de Grand-croix de l'Ordre national à titre posthume. Ce titre, Karambé le doit au fait qu'il a surtout été la deuxième personnalité de l'Etat pendant la période de transition (26 mars 91-7juin 1992).

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C'est le ministre du travail et de la fonction publique, Modibo Diakité, qui a lu l'oraison funèbre a la suite du président de la République. Il rappellera le parcours de l'homme, qui a été un bon administrateur, puis un responsable de la centrale syndicale qui était unique. Aux dires de Modibo Diakité, cet état de fait n'a jamais gêné Karambé dans ses prises de positions, des positions qu'il a toujours assumée avec responsabilité.Il rappellera ainsi le concept de la participation responsable,une notion tant critiqué en son temps, par des gens,qui, selon lui, n'avaient rien compris à la chose. Bakary Karambé jouera un rôle déterminant dans l'avènement de la démocratie: en alignant aux côtés des forces du progrès la centrale syndicale. Ce fut ensuite au tour de Lanfia Kouyaté de prendre la parole au nom de la famille. Ancien du protocole, M. Kouyaté remerciera tous ceux qui ont fait le déplacement et s'appesantira sur les qualités humaines du défunt. Les militaires laisseront la place aux religieux pour la prière mortuaire suivant le rite musulman. Ensuite, le cortège funèbre s'est ébranlé vers le cimetière d'hamdallaye ou Bakary Karambé, après une vie terrestre bien remplie, repose désormais.

ETAT GENERAUX DE L'ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

Premier du genre depuis l'indépendance du Mali, les Etats généraux de l'administration territoriale regroupent 570 délégués dont les préfets, sous-préfets et gouverneurs. Le département de l'administration territoriale et collectivités locales en est l'organisateur. Au cours des travaux, le personnel de commandement territorial (gouverneurs,préfet et sous-préfets) procédera à une analyse rigoureuse des centaines liée au fonctionnement de l'administation et de proposer des solutions pour les juguler. Du 16 au 20 mars, ils se pencheront sur les statuts, missions moyens place de l'adminstration et rapports de celle-ci avec des collectivités territoriales et les élus.

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La problématique de la gestion foncière sera également décortiquée des participants. Le forum se tient dans un contexte de décentralisation marqué par le démarage effectif en 1999, de 684 nouvelles communes et l'installation de 49 conseils de cercle,8 assemblées régionales et du conseil du district de Bamako. Il n'en demeure pas moins que l'administration territoriale souffre de l'insuffisance de cadres et de personnel, de l'impact négatif des conflits entre responsables politiques et administratifs des differents sur la dénomination du personnel de commandement,etc.

Sur le terrain, il existe de nombreux déficits: déficit de matériels de bureau, de moyens informatique

UNE ADMINISTRATION NEUTRE ET POSITVE

Ayant une perception lucide des faiblesses et une ferme volonté de trouver la solution,le président

ATT a indiqué que la finalité des actions à mener "est de bâtir une administration territoriale solide,engagée et responsable; une administration compétente et crédible, une administration neutre, mais positive   dans ses choix et dans ses actes". A quelques encablures des élections municipales,Amadou Toumani Touré a invité l'administration territoriale à faire preuve de professionanalisme,de rigueur et de neutralité. Par ailleurs, il a pris l'engagement de tout mettre en oeuvre, pour l'édification d'une administration ayant pour principes de base: l'obligation de rendre compte, l'exigence de performances et la récompense du mérite. Le ministre de l' administration territoriale et des collectivités locales, le général Kafougouna Koné, qui a souhaité pleins succès aux travaux, a reconnu que l'administration territoriale et l'administration publique se trouvent aujourd'hui à la croisée des chemins.

RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX

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la détention provisoire et l'engorgement des prisons au Mali était le thème de la rentée solennelle des cours et tribunaux qui a eu le lundi 29 novembre 2004 au palais des congès. Cette tradionnelle rentrée constitue une source d'information capitale sur le système judiciaire au Mali qui est l'un trois pouvoirs fondateurs de la République du Mali. Pour cette rentrée, l'engorgement des prisons a retenu l'attention des membres de la famille judiciaire. Traitant le thème, Djibril Kané juge d'instruction du tribunal de la commune 1 a cerné l'essentiel et ciblé l'objectif à atteindre.

Descendu dans les méandres de la justice, il a défini la détention provisoire comme une mesure d'incarcération dans une maison d'arrêt pendant l'information judiciaire. De son analyse, il ressort que le phénomène d'engorgement de nos prisons est réel. Les chiffres avancés parlent d'eux- même. En effet, à la date du 30 juin 2004, la maison d'arrêt de Bamako, construite pour 400 places, comptait 1446 détenus, dont 346 condamnés. A Kayes, sur 483 détenus, 122 ont été condamnés, 361 ne sont pas jugés. A Sikasso, pour une capacité de 150 places, la maison d'arrêt compte 250 détenus, dont 93 condamnés et 121 prévenus. A Kati pour une capacité de 60 détenus, on dénombre 140 sur lesquels 13 ont été condamnés, 30 transférés. A Bollé, plus de 97% des détenus attendent d'être juger...

Globalement, le taux de détention dépasse très largement le nombre des condamnés.

VIGILANCE

Cinquante trois ans après sa construction, la maison d'arrêt de Bamako manque souvent d'électricité et d'eau courante. La plupart des salles sont couvertes de dalles suintantes. La bouillie, le " tô", le haricot sont au menu. Un plat spécial est servi trois fois par an aux détenus à savoir le le 1er janvier, les fêtes de ramandan et de Tabaski avec son goût relevé de viande de trois boeufs. Selon les orateurs, le manque d'hygiène, la mauvaise alimentation,etc. sont le lot quotidien des détenus. En plus de ce triste constat, ils ont révélé que sur 581 agents de surveillants de prison récrutés, 51 ont démissionné, par manque de motivation.

Pour les membres de la famille judiciaire, les difficultés dans lesquelles végètent nos tribunaux s'expliquent, entre autres, l'exiguïté et la vétusté des locaux, la faible capacité des prisons, le manque de ressources mises à leur disposition, de soins de santé .

Les magistrats ont estimé qu'il n'existe aucune commodité acceptable et respectable pour les prévenus du fait que les prisons sont loin de respecter les normes internationales puisque datant de l'époque coloniale.

Qualifiant leur mission de lourde et ingrate, les orateurs ont soutenu que la détention provisoire n'est ni bonne, ni mauvaise en soi. Ils ont indiqué que l'engorgement des prisons met le pays en porte-à-faux avec les differénts textes sur le respect des droits de l'homme.

Notant avec beaucoup d'intérêt, le nombre de détenus,le premier magistrat du pays a jugé que l'effectif pléthorique dans les prisons n'est pas un phénomène propre au Mali.

Il découle, selon lui, de l'extrême lenteur dans la procédure pénale.

Amadou Toumani Touré a invité les magistrats à un sursaut en révisant l'action judiciaire. Leur réitérant son soutien, le président du conseil supérieur de la magistrature, pour qui l'intégrité du juge n' a pas de prix, s'est empressé d'ajouter que la vigilance doit être de mise pour ne pas tenir l'image du Mali par des actes indignes.

 

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Réa. Net-Génération-Mali / CAKS CONSULTING