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VISITE DU PRESIDENT FRANCAIS JACQUES CHIRAC AU MALI

Au cours de son séjour, le président français Jacques Chirac et son homologue Amadou Toumani Touré ont animé le samedi matin 25 octobre 2003 au palais des congrès ,une conférence de presse conjointe. La démocratie au Mali, l'immigration, la coopération entre les deux pays, les conflits régionaux et sous-régionaux ont été les points abordés par les deux chefs d'Etat.

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Introduisant la conférence de presse, le président ATT a d'abord présenté ses condoléances et celle du peuple malien à son homologue français. Suite à la disparition du père Vesperen. ATT a signifié à M. Chirac que le Mali venait de perdre ainsi un ami qui a beaucoup investi dans le développement du monde rural notamment à travers Mali Aqua Viva, les technologies culturales, de pisciculture, d'élévage , d'arboriculture , etc.

Répondant aux questions des journalistes sur l'état de la démocratie au Mali. Le président Chirac a affirmé que "la démocratie malienne n'a pas besoin d'être   sauvée, elle s'assume". Il a félicité au passage les efforts que déploie ATT pour consolider cette démocratie qui , à ses yeux , est un bon exemple en Afrique, car basée sur une approche consensuelle et non sur l'affrontement pour gérer les problèmes. La question de l'immigration n'était pas à l'ordre du jour de la visite de Jacques Chirac car n 'était pas a une priorité selon ATT. Nonobstant cela elle a été abordée. ATT a indiqué qu'il était déterminé à lutter contre l'immigration clandestine. Des mesures pour sécuriser nos frontières ,nos documents civils par le biais de l'informatique et des programmes de formations de nos agents sont envisagée, a expliqué ATT.

Le chef de l'Etat malien a aussi tenu à souligner l'apport que les émigrés apportent chaque année au Mali autant que l'or

(40 milliards de CFA). Les deux présidents ont fait le constat que les mesure de proposées (7000 euros ) pour le retour volontaire au bercail de nos compatriotes émigrés dans l'hexagone n'ont pas connu les effets escomptés. C'est pourquoi, les deux présidents ont estimé que le système mérite d'être revu et de façon consensuelle parvenir à des solutions durables. Quelque 100 000 Maliens vivent en France. Plus de la moitié serait des sans papiers.

Sur le plan de la coopération bilatérale, l'eau, le désensablement du fleuve Niger. L'agriculture sont les points sur lesquels les pays entendent mettre un accent particulier par réalisation de micros barrages pour la retenue d'eau et la sauvegarde de l'environnement. La France a surtout décidé que le Mali ne paye aucune de ses dettes durant les quatre prochaines année. Le Mali doit à la France 70 milliards de CFA. Sur les sujets internationaux; les deus chefs d'Etat ont affirmé avoir la même vision. C'est ainsi qu'ils ont souligné que le règlement du conflit ivoirien passe inéluctablement par la mise en oeuvre des accords de Marcoucis" qui ne sont pas respectés ni même acceptés par tous" a déploré Jacque Chirac.

15e ASSEMBLEE GENERALE DE LA CERAO

La quinzième assemblée générale de la conférence régionale des évêques de l'Afrique de l'Ouest s'est ouverte le mardi 4 février 2003 au palais des congrès de Bamako. La cérémonie d'ouverture était présidée par le Premier ministre Mohamed Ag Hamani. La Cerao qui fêtait à cette occasion ses 40 ans d'existence a mis les petits plats dans les grands pour accueillir les 65 évêques invités en plus des autres de l'Afrique de l'ouest anglophone, de l'Afrique du nord et de l'Afrique centrale. L'éclat de la cérémonie a été rehaussé par les chorales de Bamako qui ont animé des heures durant la cérémonie. Selon le premier ministre qui a présidé la cérémonie au nom du président de la République du Mali absent, " l'Eglise a toujours été engagée dans notre pays aux côté des populations. Le thème que vous avez choisi est porteur d'espoir au moment ou s'ouvre le premier sommet extraordinaire de l'union Africaine à Addis-Abeba". Le prémier ministre qui s'est félicité de l'engagement de l'église catholique aux côtés des populations a souhaité que cet engagement se poursuive. Mgr Jean Zerbo,   archevêque   de Bamako et hôte de la rencontre a rendu hommage à son prédécesseur qui a été rappelé à dieu lors d'une mission de la Cerao. Il a invité les uns et les autres à se "libérer de tout ce qui peut nous empêcher de nous engager en vérité pour la cause de nos frères".

A sa suite, le Nonce Apostolique, Mgr Giuseppe Pinto a delivré un message du Pape qui appelle les participants à décerner "les urgences missionnaires" et à répondre aux défis du changement. Quant à Monseigneur Adrien Sarr, archevêque de Dakar et président de la Cerao, il dira que "notre rencontre est porteuse d'un grand projet de portée économique: la Cerao". Il a invité l'auditoire à prier pour que cette belle entreprise réussisse.

L'ENREGISTREMENT DES NAISSANCES

UN DROIT POUR LES ENFANTS, UN DEVOIR POUR LES PARENTS

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Il y'a 25 ans, des enfants africains tombaient sous les balles du régime d'apartheid d'alors à Soweto (Afrique du sud). Depuis lors, le 16 juin a été déclaré par l'organisation de l'unité africaine, journée de l'enfant africain. Au Mali, elle a été célébré le lundi 16   juin 2003 au palais des congrès. Le thème portait sur: "l'enregistrement des enfants à la naissance".

C'est un palais des congrès archicomble qui a abrité le lancement de la stratégie sous-régionale du processus de l'enregistrement des naissance sous la haute présidence du président de la république Amadou Toumani Touré, en présence du premier Ministre, des membres du gouvernement, du président de l'assemblée nationale et beaucoup d'autre personnalités. L'objectif, est de parvenir à obtenir l'engagement des décideurs en faveur de l'enregistrement des naissances. Selon une étude réalisée en 2003 sur un échantillon de 6455 ménages à Bamako, Barouéli et djenné, plus de 80% des enfants nés sont sans actes de naissance dans les villages de djenné. A Barouéli plus de 60% des enfants ne possèdent pas d'acte de naissance. dans le district de Bamako plus de 80% sont déclarés à la naissance.

Ce chiffre connaît encore aujourd'hui une nette amélioration car tablant sur les 84% contre 56,84 % en 1997.

La persistance de problématique du non enregistrement des enfants à la naissance est un préjudice qui peut entraîner chez l'enfant la perte de tous ses droits, notamment le droit de l'éducation et le droit de la santé.

L'enregistrement de l'enfant a sa naissance est un devoir fondamental des parents et un droit pour les   enfants.

Mais, nombreux sont ceux qui ne font pas ce geste d'une grande portée pour l'avenir des enfants. C'est pourquoi le président de la République a demandé au gouvernement de se pencher davantage sur le cas des enfants

  du monde rural, très touchés par le phénomène du non   enregistrement à la naissance. Il a aussi engagé le gouvernement, à tout mettre en oeuvre pour assurer la plus grande accessibilité, en garantissant la gratuité de toutes les étapes du processus d'enregistrement des naissances. ATT a remercié Unicef et Fnuap pour la confiance placée en notre pays, à travers la tenue de cette importante rencontre. Se disant confiant en l' avenir, la présidente du Parlement des enfants , Mlle Adam Maîga a appelé ses camarades enfants à mener ensemble le combat contre le non enregistrement des naissances car selon elle, il constitue une entrave à la vie publique des enfants. Le représentant du Fnuap/   Mali, Youness Zouglani, a souligné que le fonds est prêt à soutenir toutes les actions du gouvernement malien en faveur des enfants. Il s'est dit convaincu que cette journée constituera un nouveau point de départ pour les centres d'Etat civil en matière d'enregistrement des enfants. L'inaccessibilité géographique et financière, la faible utilisation des services d'enregistrement, la mauvaise interprétation des textes sont, entre   autre, des causes du blocage de l'enregistrement des naissances. Pour corriger ces insuffisances, au ministère de l'administration territoriale et des collectivités locales, on Propose: l'amélioration de l'offre des services, la garantie de la gratuité et l'implication de tous les niveaux de la société.

NAISSANCE DE L'URD

L'union pour la République et la démocratie(URD) est devenu le dimanche 1er juin 2003 un nouveau parti politique avec sa création effective par les pro- Soumaîla Cissé, candidat malheureux au 2e tour de la présidentielle de 2002.

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La cérémonie de création du parti s'est déroulée dans la grande salle du palais des congrès qui a refusé du monde.

Trois discours ont marqué l'assemblée constitutive de l'URD. D'abord celui de la présidente du comité d'organisation, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, elle a félicité le président de la République ATT pour son élection à la tête de l'Etat

  et IBK pour son élection à la tête de l'assemblée nationale. "les élections ont émietté la classe politique" et l'URD se propose comme ambition "de crée un espace fédérateur face à cet émiettement de la classe politique" Mme Coulibaly Kadiatou Samaké terminera son intervation en soulignant que "le nouveau parti a la volonté ferme d'aller vers l'unité et est ouvert à tous".

pour la défense de la République

La parole est ensuite revenu à Oumar Ibrahim Touré ministre délégué à la sécurité alimentaire. Il a fait la lecture de la charte du nouveau parti. Celle- ci édicte les orientations politiques du parti, les objectifs visés par la nouvelle formation.

L'URD cherche " l'émergence, par la voie démocratique, d'une société qui répond mieux aux légitimes aspirations des Maliens et des Maliennes" sur le plan économique, la nouvelle formation indique qu'elle "n'accepte pas que les drastiques logiques du marché soient les seules déterminantes". Pour ce qui est du pourquoi de la création, on apprend dans la charte que l'émiettement de la classe politique, la gestion de la République qui a crée une crise de confiance le doute du rôle et de la mission des formations politique, la volonté de redouter le blason terni de la politique et revaloriser l'image de l'homme politique sont autant de cause citées. Enfin la dernière intervation est revenu à l'ancien Premier ministre Younoussi Touré, président du nouveau parti. Il a souligné que l'URD se doit " d'être la fière héritière des forces politiques actuelles", elle est "une victoire de la défense de la République et la démocratie" a- t-il poursuit, avant de conclure que l'URD"est porteur d'un projet qui prône une vision équilibrée, novatrice, consensuelle, mais réaliste ".Elle se propose de relever quatre défis qui sont selon le président provisoire, d'un Mali uni et fort, un Mali actif et productif; la formation technique et professionnelle et la défense de l'intégration sous-régionale.

Au terme de l'assemblée constitutive, un bureau de 25 membres à été mis sur pied avec comme président d'honneur,

Oumar Samba Diallo et président actif Younoussi Touré. Il faut signaler que Soumaila Cissé n'occupe aucun poste dans le bureau.

FORUM DE LA DIASPORA MALIENNE

Trouver des solutions idoines et novatrices aux problèmes des Maliens de l'exterieur, les impliquer davantage dans le processus de développement socio-économique, sont les principales motivations du forum de la diaspora malienne dont les travaux ont débuté le 13 octobre au palais des congrès sous la présidence du président de la république Amadou Toumani Touré.

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Au cours de cette grande et importante rencontre qui a duré cinq jours, les délégués au nombre de 200 venus de tous les continents ont débattu de thèmes comme l'organisation et la gestion des Maliens de l'extérieur   les problèmes relatifs à l'habitat, la mobilisation de l'intelligentia malienne...en vue de dépasser les insuffisances et difficultés auxquelles sont confrontés les maliens de l'extérieur estimés à 4 millions à travers le monde. Pour le ministre délégué chargé des Maliens de l'extérieur , Oumar Hamadoun Dicko, l'organisation de ce forum est née d'une volonté politique du chef de l'Etat, dès l'avènement de la démocratie au Mali. Le ministre s'est dit convaincu que ce forum contribuera à raffermir les rapports entre Malien de l'intérieur et ceux de l'extérieur.

Le président de la République qui en est l'initiateur pense qu'au cours de ce forum seront corrigées les erreurs et les fautes et que seulement l'essentiel sera débattu. Evoquant les raisons du départ de certains de nos compatriotes à l'extérieur qui sont d'ordre historique, social, politique, économique, par fois même religieux, ATT a salué leur courage et leur détermination pour réussir.

Qualifiant la diaspora malienne "sources de revenu", il a déploré néanmoins le retour
musculeux et enchainé de certains d'entre eux   avant de les inviter à investir au Mali et
à respecter les lois du pays d'accueil.

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Réa. Net-Génération-Mali / CAKS CONSULTING